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dimanche 06 juillet 2008
Vivre selon les moyens

  
Source de l'info : Joanny
Posté par joanny le jeudi 04 mai 2006. Modéré le jeudi 04 mai 2006 nombre de visites: 884
Sous le soleil brillant et chaud, souvent à une température de plus de 45°C à l’ombre, ces femmes africaines avec leurs jeunes enfants de quatre ans et plus sont exposés à ces rayons solaires dangereux, balayant le sol sec et poussiéreux pour obtenir le sable et le gravier afin de les vendre et subvenir à leurs besoins vitaux.


C’est la fin des récoltes et pour ne pas rester à la maison à rien faire, ces femmes (villageoises ou citadines) se lancent dans un projet très risqué, voire dangereux. Le matin après avoir pris le petit déjeuner, le vieux tô, le plat national ou principal avec la sauce de gombo sec ( je précise que dans la plupart des familles, le repas est préparé souvent une seule fois dans une journée), elles vont dans la brousse ou dans les endroits périphériques de la ville suivies de leurs gamins à la recherche de la manne avec de grands plats rouillés, déformés, percés et des balais entre les mains.

Constamment au soleil, la nature devient leur bureau, oubliant qu’elles la dégradent. À l’exemple de leur mère, les enfants eux aussi travaillent et quand ils se sentent fatigués, s’en vont à l’ombre. Les mères ne partagent pas ce luxe. Torse nu, visage crispé, pieds fendus, souvent fatiguées et assoiffées, elles résistent au soleil et à la poussière. La sueur leur coulant au front, ces travailleuses balaient, vannent la terre et arrivent enfin à faire de petits tas de gravier et de sable séparément. J’ai toujours salué leur courage, leur détermination et leur ténacité parce qu’en essayant de subvenir aux besoins de leurs familles, elles peuvent contracter une maladie quelconque telles la tuberculose, le tétanos ou la lèpre ou être infectées par des microbes évoluant dans le sol. Des camionneurs provenant des villes achètent ce trésor à un prix misérable ou lamentable pour les constructions, c’est-à-dire les immeubles et ponts.
Enfin, l’argent que les femmes réussissent à amasser est injecté dans l’achat des vivres, des fournitures scolaires, la scolarité, les vêtements, les produits pharmaceutiques qui coûtent très cher. C’est ainsi que la femme africaine combat la misère et la pauvreté selon ses moyens. N’oublions pas que d’autres mènent plusieurs activités rémunératrices...

Joanny Ilboudo
Médiateur Coopfaso.net
Email : joanny@coopfaso.net


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