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de l'info : Juvénal Somé |
| Posté par bricek
le jeudi 20 avril 2006.
Modéré le jeudi 20 avril 2006
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Du 13 au 16 avril 2006, s’est tenu dans le village de Fiamtiaka (27 kilomètres de Fada N’gourma) la 3e édition du festival dilembu. A l’initiative de l’association Todiyaba pour la culture et le développement, des milliers de participants sont allés célébrer la diversité culturelle.
De nombreux peuples à travers l’Afrique et même au-delà, célèbrent annuellement ce que l’on appelle la fête des récoltes.
Dans le Gulmu (chez les Gourmantché) c’est le dilembu qui permet d’honorer cet engagement.
Laissant de côté les aspects coutumiers de la cérémonie, les organisateurs ont mis l’accent sur les réjouissances populaires.
Pour Alfred Ouoba, le président de l’association Todiyaba, il y a deux volets dans le dilembu : une partie officieuse réservée aux personnalités coutumières, et une autre, plus festive.
C’est cette flamme que lui et les membres de sa coordination tentent de gardent allumée. Et ce, depuis 2004.
Avec le soutient de partenaires, l’aire de la manifestation a été habilement aménagée, pour un événement frappant de symbole : non loin de la case qui sert de siège au FESDIG, quelques tentes ont été montées afin d’accueillir les invités. Quand aux autres, ils n’auront aucune peine à se trouver une place à la belle étoile.
Quatre jours durant, festivaliers et compétiteurs ont échangé autour de concepts divers : Art culinaire et vestimentaire, musique traditionnelle, compétitions sportives, mini foire agropastorale…Tandis que certains parmi les participants faisaient leurs premiers pas, d’autres par contre ajoutaient une pierre supplémentaire dans leur jardin culturel.
Le tir à l’arc à la peine
Pour la 3e édition du FESDIG, le comité d’organisation a fait un clin d’œil aux archers. Ces derniers ne se sont pas faits prier.Ils ont favorablement répondu aux appels conjugués du public et de la cible.
La foule massée au côté opposé au champ de tir, chaque candidat à l’appel de son nom, s’avance à l’intérieur d’un petit cercle, avant de décocher une, puis deux flèches. Malheureusement, aucun des tireurs ne réussira à les loger correctement. Les plus adroits ne parviendront qu’à effleurer l’objectif.
Selon un des organisateurs, cet échec collectif à son explication : Il est dû, affirme t-il ironiquement, au fait « qu’il n’y a plus de gibiers dans nos brousses. » Les gens ont tout tué dit-il. La conséquence qui en résulte, c’est que les outils de chasse ont été abandonnés, et « les gens ont perdu la main. »
Tiamtiaka : Un vivier culturel et sportif
Les compétitions sportives du 15 avril, ont montré les grandes potentialités dont regorge le village de Tamtiaka. Et partant, la région de l’est du Burkina. Des talents se sont admirablement distingués, emportant l’adhésion des invités.C’est le cas par exemple du niveau de la lutte traditionnelle.Les jeunes qui se sont courageusement empoignés ont été récompensés à la hauteur de leurs efforts. Le premiers prix toutes catégories confondues à d’ailleurs été attribué à un lutteur : il s’agit d’une enveloppe de 50.000 F CFA. Il reste désormais à mieux préparer ces jeunes afin de défendre les couleurs de la région. Certains ont montré en effet, qu’ils ne demandaient qu’à être soutenus. Avec simplement une tenue correcte, il y’a fort à parier qu’ils pourront donner de bien meilleurs résultats.
Envoyé spécial
Juvenal Somé, journaliste/ RMJ
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