Cette rencontre a pris fin avec la signature d'un protocole d'accord sur la mise en place d'un centre de ressources AGOA entre le Centre américain pour le commerce en Afrique de l'Ouest et la CCIA-B.
Le 9 mars dernier, ils étaient nombreux, les hommes d'affaires de notre pays, à prendre d'assaut la salle de conférences de la Chambre de commerce, d'industrie et d'artisanat du Burkina Faso. Pour cause, après le premier atelier d'information sur l'AGOA, organisé le 4 février 2005 et qui a connu une forte mobilisation, l'ambassade des USA a jugé nécessaire d'initier une deuxième rencontre afin de renseigner davantage nos opérateurs économiques sur cette nouvelle opportunité d'échanges commerciaux et d'investissements entre les USA et le Burkina. En rappel, la Loi sur la croissance et les opportunités d'affaires en Afrique, de la traduction en anglais African groth opportunity act (AGOA), entrée en vigueur en mai 2000, court jusqu'en 2015.
Elle a pour objectif de permettre aux pays africains au sud du Sahara, répondant à un certain nombre de critères (bonne gouvernance, respect des droits humains ), de saisir des opportunités d'échanges préférentiels avec les Etats-Unis en vue de mieux s'intégrer dans l'économie mondiale. C'est depuis décembre 2004 que notre pays est admissible à l'AGOA. Pour tirer profit de cette mesure qui ouvre le marché américain à la plupart des produits du Burkina sans droits de douanes, l'heure est actuellement à l'organisation de rencontres d'échanges et de la mise en place d'outils et de structures en vue de l'appropriation de l'AGOA.
C'est donc dans cette optique qu'un protocole d'accord d'ouverture d'un centre de ressources AGOA, basé à Accra, a été signé entre le Centre américain pour le commerce en Afrique de l'Ouest et la CCIA-B. Situé à la Maison de l'entreprise, ce centre, doté d'un ordinateur et d'une documentation fournis par le West Africa trade hub (site Web : www.watradehub.com), permettra aux opérateurs économiques, de l'avis du premier conseiller de l'ambassade des USA au Burkina, Eric Benjaminson, de trouver les informations nécessaires sur l'AGOA, les produits éligibles (640), les normes à respecter comme les conditions sanitaires et phytosanitaires exigées pour l'entrée de certains produits sur le marché des Etats-Unis d'Amérique, etc.
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Le représentant de l'ambassadeur des USA auprès du Burkina à cette cérémonie de signature de convention, Eric Benjaminson, a exhorté d'une part nos hommes d'affaires à profiter de l'existence du centre pour se former, et d'autre part le gouvernement burkinabè à mettre rapidement en place le comité AGOA. Aux opérateurs économiques, il a prévenu que « La connaissance de l'anglais est un atout » dans leurs relations d'affaires avec le monde des affaires américain. Aussi les a-t-ils invités à utiliser le Centre américain de langue pour améliorer leurs connaissances en la matière. Le discours du président de la CCIA-B, Oumarou Kanazoé, a été prononcé à cette occasion par Mme Alizèta Ouédraogo, vice-présidente de ladite institution. Elle a souhaité, qu'après les deux séminaires qui ont permis une large diffusion des informations auprès des opérateurs économiques dans la capitale, il soit organisé le même type de rencontre à Bobo-Dioulasso. Elle a en outre exhorté les bénéficiaires à consulter régulièrement le centre, un outil qui leur permettra de s'approprier l'AGOA en vue de développer leurs activités commerciales avec les USA et de nouer des partenariats avec les hommes d'affaires américains.
Des produits éligibles : haricots frais ou congelés ; acajou en gousses frais ou sec ; sésame ; noix de coton, huile de noix coton ; cuir de mouton/agneau ; cuir de chèvre ou chevreau, statuettes en bois ; coton ; karité et beurre de karité,