TUNIS, Tunisie (CIPUF, envoyé spécial)

Francophonie et jeunes ont fait davantage bon ménage pendant le SMSI. La francophonie favorise le déplacement d’une bonne brochette de jeunes pour non seulement une participation active à Tunis, mais aussi, pour des formations qui leurs permettent d’être à la pointe de la technologie actuelle.



Consciente de l’importance du SMSI pour la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement, la francophonie articule sa contribution autour de quatre thèmes prioritaires :
  • considérer la diversité culturelle et linguistique comme un principe fondateur de la société de l’information.
  • Mettre les technologies de l’information au service de la démocratie, de la bonne gouvernance, une meilleure gestion des crises et conflits et la consolidation de la paix
  • Intégrer l’usage des technologies de l’information et de la communication dans les systèmes d’enseignement et de formation.
  • Renforcer l’indépendance de la pluralité des privés et publics .

    La jeunesse étant l’une des principales cibles, la francophonie pense que pour instaurer une communication régulière avec les jeunes et leur permettre de nourrir la réflexion francophone sur les enjeux d’actualité, le programme de mobilité jeune(PMJ) favorise des rencontres pour le SMSI et en parallèle, autour de la thématique : « Jeunes et Economie du Savoir dans la société de l’information. » Pendant une dizaine de jours, les quarante participants de l’association des Amis de la MJC de Beni-Khiar, venus de quatorze pays ; et la trentaine de jeunes journalistes du CIPUF, représentant les pays membres de la francophonie, se sont réunis à l’hôtel Riadh et sur le site de l’exposition du Kram pour des formations, ateliers, et la couverture en direct du sommet.

    Lors de la conférence inaugurale du programme de mobilité jeunesse, Jannen Rachid, secrétaire général de l’Association des Amis de Ben-Khiar affirme que « l’économie du savoir aujourd’hui constitue un facteur important de compétitivité à l’échelle internationale. Les Technologie de l'Information et de la Communication vont être des moyens incontournables désormais pour garantir un développement social et économique durable. » Pour ce, les jeunes sont donc appelés à s’y intégrer en développant une culture numérique leur permettant une meilleure communication et une adaptation adéquate à ce nouveau concept.

    Au cours de leur formation à Nabeul, ville située à près de quatre-vingt kilomètres de Tunis, ces délégués de jeunes ont réfléchi sur les enjeux liés à l’économie du savoir et ont proposé des plans d’action et des solutions pertinentes. Il en ressort que l’avènement des TIC marque une nouvelle manière de communiquer, c’est à la fois la télévision numérique, la téléphonie mobile, la transmission de la voix et des données par fibre optique ou par satellite qui vont révolutionner le monde. Le secteur TIC produit des biens et services qui servent à la numérisation. A l’inverse, le secteur « non-TIC » pour parodier M. Rachid, « regroupe toutes les autres activités, biens et services en rapport au secteur TIC.»

    Le CIPUF en plus des formations sur les thèmes « la participation des jeunes au SMSI » dispensées par Sessy Houkanri ; « Passeport Campus » de Yan Turgeon ; la connaissance du CIPUF par Marianne Laroche, et bien d’autres encore développés par les jeunes, a assuré pendant quatre jours la couverture médiatique en direct du Kram, lieu du déroulement du sommet. Il était question pour ces jeunes journalistes francophones, de parcourir près de cent vingt kilomètres de distance par jour en aller et retour, pour passer en revue les détails du sommet afin de produire des articles. La présidente du CIPUF Mme Laroche, au terme de la dizaine de jours passés avec ses « poulains », ne peut contenir ses émotions « Pour moi c’est toujours un plaisir renouvelé de me retrouver avec des jeunes ambitieux. Leurs yeux innocents et pleins d’inquiétude dans les débuts se trouvent plus tard comblés. Vraiment, cela fait ma joie »

    Voici donc des moments qui viennent galvaniser les uns, et réveiller le géni des autres, dans une carrière journalistique en ébullition.


    Ce reportage a été réalisé grâce aux contributions de l'Agence canadienne de développement international (ACDI), de l'Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF), de l'Office franco-québécois pour la Jeunesse (OFQJ) et du Carrefour international de la Presse universitaire francophone (CIPUF).