La rencontre de la presse universitaire francophone tenue à cotonou au Bénin du 07 au 11 février a réuni des journalistes venus de l'Afrique de l'ouest : Burkina, Niger, Sénégal Togo. Au terme d'une rencontre trés réussie, un confrère du Bénin, Fawas alias "El Fenomeno" de sa plume originale vous offre le portrait
des délegués invités, découvrons plus tôt...


A comme Art de parler


Mon frère cadet se prénomme Saïd, synonyme de Saïdou. Il ne veut jamais avoir tort même s'il est désavoué par la réalité. J'ai un fameux cousin qui s'appelle Djibril. Lui, il se gargarise d'être célèbre et le raconte à qui veut bien l'entendre. Je n'ai pas la prétention de dire que Saïdou Djibril est la somme de mon frère cadet et de mon cousin. Loin de là. Simplement pour souligner qu'au cours d'une discussion pas trop formelle, Djibril Saïdou ne vous laissera jamais prendre le dessus même si vous exhibez des preuves irréfutables. Rien n'arrive à submerger ses élans zélateurs et il poursuit allègrement son argumentation apparemment logique mais en réalité faux. A première vue il n'a rien d'un sahélien: on se demande même où il est allé rammasser ce teint noir d'ébène. Chose rare. Et pire, il a un embonpoint étonnant contrairement à ses compatriotes rongés par la famine. Mais il est loin d'être un bout d'homme, pas de panique, et son bazin doré adoré, le seul qu'il possède d'ailleurs, montre qu'il es attaché à sa terre natale et la vie chère qui y règne. Sourire gausseur et railleur aux coins des lèvres, Djibril Saïdou ou Saïdou Djibril, je ne sais plus quoi retenir, à l'instar de Elfenomeno, attire beaucoup de regards en raison de sa voix imposante. Ses traits taquins, mais pas mesquins, ombragent son caractère sérieux, consciencieux, sûr et déterminé, tout ceci pour le bonheur du Niger, berceau de la famine. J'oubliais, il a un penchant inouï pur l'Allemand, la langue de Johann Wolfgang Goethe. Chers amis, ne soyez pas surpris si lui-même s'en étonne puisque c'est une passion qui est encore latente en lui. Moi je lui dis déjà au plaisir! viel Spass!!

B comme Battre le fer quand il est chaud


Brice Korabie, l'administrateur, comme on se plait à l'appeler, est le représentant incontestable Afrique/océan indien du Cipuf. Ce n'est pas fortuitement qu'il occupe aujourd'hui ce poste. C'est grâce à ses expériences et compétence. Il allie harmonieusement sérieux et plaisanterie et surtout sait battre le fer quand il est chaud; ce n'est pas pour rien qu'il est le concepteur du mot "Lumière" au cours des ces mémorables journées. Avec Brice, on ne peut s'empêcher de s'esclaffer de rire quand il parle de son "Ouôrôdougou" natal - espérant qu'il a eu l'ultime privilège d'avoir vu le jour dans la plus grande bidonville du Burkina-Faso - et aussi lorsqu'il intervient de manière sporadique pour essayer en vain de contrecarrer la réthorique du plus optimiste des Nigériens.

C comme Cool


Simon Gongo est le deuxième étalon de la délégation burkinabé. Plutôt taciturne, la plaisanterie n'est pas son fort. Et il s'intéresse aux choses plus sérieuses: visiter le campus pour mieux le connaître, accorder des interviews, enregistrer des éléments sonores pour sa station à Ouaga... Cool!!! C'est bien pour l'envol de Mère Africa, c'est encore mieux pour l'émergence du pays de Norbert Zongo en dépit du simulacre de démocratie qui y règne.

D comme Déesse


Alizeta était la lumière la plus éclatante de la Ripuf 2007. D'ailleurs la plupart des Hérauts sont tombés sous son charme. Certains ne s'en sont pas toujours relevés. Mais pourquoi ne l'avaient-ils pas extérioriser clairement pour se libérer le coeur. D'après mes investigations "fénoménales" son patronyme fait toujours trembloter mes Hérauts qui, visiblement manquent d'héroïsme, d'autant plus que je leur raconté la belle tragédie de Thomas Sankara. Allez-y comprendre quelque chose. Mais quoiqu'on dise elle a illuminé, d'une lumière aveuglante, cette Ripuf militarisée, démilitarisée puis décalée. Discrète, humble, rieuse à sa juste mesure et affable dans ses manières, la jeune burkinabé laissait transparaître tous ses talents et son intelligence quand elle s'érigeait en avocate désavouant avec certitude et détermination les chiffres tronqués du sahélien qui confondait l'enfer nigérien au paradis divin. Jeune, inteligente, divine. Quoi de plus pour illuminer une vie.

E comme Emérite chasseur d'images


Maxime Domegni est un véritable chasseur d'images. Il a pris pas mal d'images de la Ripuf et du journal héroïque le Héraut. Il a aussi eu le triste privilège - je le plains mais pour lui c'est une habitude - de filmer (ou phtographier, lui seul le sait) des étudfiants en train de se faire molester par des abrutis d'armes commis et bornés au matracage; ce qui va certainement lui permettre de faire une comparaison, d'établir un PONT entre ce qui se fait sur la terre hospitalière et démocratique du Bénin et le royaume du Togo. La langue de bois de " l'homme à abattre" au cours de cette Ripuf lui faisait pouffer des rires sardoniques car il était bien qu'il était incapable de faire changer d'avis à cette tête de mule...

F comme Fatigué


Quant à son compatriote Komi Hotowossi, le DP du PONT, en dépit des railleries avait toujours l'ai d'être ailleurs, tellement son regard fixe percait la nature pour finalement se perdre dans l'infini horizon. On comprend bien: il a de nombreuses responsabilités qui l'accablent et qu'il est tenu d'assumer efficacement s'il ne veut pas être envoyer ad patres par le fort Faure Eyadema. Mais avant tout, je pense qu'il urge de lui conseiller une boîte de Djibriciline pour l'extirper des nuages et 20 comprimés de Saïdoucétamol qui est un défatigant phénoménal. ( J'espère que Maxime son collaborateur va lui transmettre mon message car je n'ai pas son adresse électronique).