Médiflash - Présentez-vous à nos lecteurs SVP
Marianne LAROCHE - Oui, mon nom est Marianne LAROCHE, je suis la Présidente du Carrefour international de la Presse universitaire francophone (CIPUF), je suis également membre fondateur de cette organisation.
Médiflash - Vous êtes effectivement présidente de cette organisation jeune, peut-on savoir le but du CIPUF à ce grand sommet ?
M.L. - Le but du CIPUF en général dans ce sommet est très large, il faut savoir d’abord que le CIPUF est un réseau international de médias étudiants donc très sollicité. Notre présence bien évidemment après quelques formations internationales dans le cadre du sommet se justifie ainsi : il s’agit d’une activité de formation aux journalistes pour apprendre à couvrir les événements internationaux, également une formation au métier de journaliste de la technologie de l’information et de la communication, c’est également une activité qui permet aux membres de se rencontrer, c’est peut-être la chance la plus importante d’établir un contact humain qui pourrait permettre à échanger les articles, je veux dire des informations tout au long de l’année.
Médiflash - Comment avez réussi à réunir tous ces journalistes à ce sommet ?
M.L. - Il faut admettre que le CIPUF est une équipe c’est à dire au-delà du bureau constitué de Yan TURGEON, des administrateurs et de moi-même avec Melanye VERRAULT qui travail avec nous, ce sont les membres qui font le CIPUF, je veux dire que sans les membres il n’y a pas de projet. Ce projet de participation donc au SMSI a été monté avec tous les membres de A à Z.
Je pense que tous les membres qui ont participé ont beaucoup travaillé, de ma part je suis souvent émerveillé quand je les vois en activité sur le terrain, ça me fait du bien de voir leur exaltation et leur passion pour le travail acharné ; en un mot je dirai donc que la présence du CIPUF au SMSI est l’œuvre de tous les membres.
Médiflash - Vous avez sûrement bénéficié d’un financement externe pour y parvenir.
M.L. - Il faut comprendre que le déplacement de 32 personnes coûte très cher surtout dans un évènement comme celui-là où les prix s’égrainent. Donc ça ne peut pas simplement venir de notre propre poche - de toute façon, le CIPUF n’est pas une organisation qui a un très grand budget - mais c’est une organisation qui a accès à des subventions. Nos partenaires principaux pour cet évènement sont : l'Agence canadienne de Développement international (ACDI), le Programme de Mobilité jeunesse de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF) et l’Office franco-québécois pour la Jeunesse (OFQJ). Sans ces trois organisations, l’organisation de cette activité serait pratiquement impossible, c’est certain !
Médiflash - Quelle vision avez-vous de ce monde de NTIC ?
M.L. - Le monde de NTIC pour moi et mon organisation représente une merveille, au-delà de l’idéologie qu’on doit travailler cette semaine au Sommet, ce monde représente du concret pour moi, ce sont des outils de travail qui sont essentiels. Sans (ces outils), je ne peux pas avoir accès à vos articles, je ne peux pas avoir accès à l’information et je ne peux pas non plus la transmettre. Pour moi donc les TICs représentent quelque chose de très concret.
Médiflash - Comment compter vous empêcher la fracture numérique au sein de votre organisation ?
M.L. - Le CIPUF est très très intéressé par le sujet, il entreprend plusieurs initiatives pour empêcher la fracture numérique notamment au niveau des activités de couverture d’évènements internationaux. Pour ces activités de couverture, on s’organise toujours pour qu’à la fois des jeunes du nord et du sud le plus souvent possible travaillent ensemble ; en ces moments, on offre des contributions financières pour permettre le plus de déplacements des jeunes du sud alors que ceux du nord doivent débourser des fonds en plus des subventions qui seront destinées à aider le sud. Donc, c’est un peu une façon de redistribuer la richesse au sein des médias étudiants. Également par l’envoie de matériels, tout dernièrement, avec le Fond francophone des Inforoutes, certains médias du sud ont bénéficié d’ordinateurs, de connections Internet et d’autres outils qui leurs permettront de mieux faire leur travail, de mieux échanger surtout avec les autres.
Médiflash - Quelles sont vos ambitions futures pour cette jeune organisation ?
M.L. - Ouf ! C’est la question la plus difficile parce que jusqu’à aujourd'hui là on a été très chanceux, le CIPUF a grandi tellement rapidement que nos objectifs ont toujours été atteints. Notre ambition future c’est certainement de continuer sur la lancée actuelle du CIPUF et bien sûr de permettre d’avoir plus d’activités de couverture d’évènements internationaux dès lors qu’on s’est rendu compte que les gens du CIPUF apprécient particulièrement les formations et que les lecteurs apprécient encore plus l’information privilégiée qui leur est donnée. Certes nous essayerons d’améliorer encore les communications entre les médias pour que lorsqu’on envoie un correspondant sur le terrain qu’il soit là pour tout le réseau qui lui donne par ricochet des assignations.
Médiflash - Vos projets personnels n’ont-ils pas d’impact sur la gestion du CIPUF ?
M.L. - Aucun impact, il faut comprendre que la gestion d’un réseau international comme le CIPUF se fait avec beaucoup d’engagement, donc cela nécessite une implication totale. D’ailleurs, je dirai que le CIPUF au départ n’était qu’un projet personnel des membres fondateurs, il se voulait donc à la première idée l’organisation entre Français et Québécois et c’est Yan Turgeon et moi-même qui avons dit « Allons voir ce qui se passe du côté de l’Afrique et ailleurs ! ». Si je me retrouve à la tête de cette organisation aujourd'hui, il est de mon devoir de m'investir à fond pour ne pas décevoir d'une part les membres du CIPUF et d'autre part les gens qui apportent leurs soutiens, c'est-à-dire les subventionnaires. Payer des déplacements pour les gens du sud au-delà des intérêts personnels. C’est peut-être même l’entêtement qui nous permet d’avoir un certain équilibre ou une certaine équité de sorte qu'on parvient à maintenir l’équilibre dans nos projets.
Médiflash - A présent le SMSI a pris fin, quels sont vos sentiments vis-à-vis du déroulement et du comportement de vos journalistes sur le terrain ?
M.L. - Je pense que ç’a été une très grande découverte qui était depuis longtemps un rêve, mais cette fois c’est une vraie réalité. J'ai vu la passion qui animait les jeunes dans le travail qu'ils aiment faire, j'ai été satisfaite de voir l’intelligence des questions qu'on essayait de traiter, le potentiel extraordinaire des jeunes avec une volonté ferme de donner l'information au public, l’énergie, le besoin d’information, le besoin d’aller chercher l'information. Moi ça me tape vraiment au cœur de voir toutes ces choses qui émerveillent, ce qui fait d'ailleurs qu’on reste au CIPUF et qu'on aime notre travail.
Médiflash - Avez-vous un dernier mot ?
M.L.: Mon dernier mot c’est que je garde toujours cet espoir pour le CIPUF et je reste ouverte aux critiques et suggestions des médias membres. Nous demandons surtout aux membres de définir les activités de couverture. Il revient à l’électorat de se prononcer sur la prochaine activité internationale et ensemble nous nous battrons pour l'élaboration des projets comme nous l'avons fait pour le SMSI. Je termine en remerciant tous les membres du CIPUF pour cette grande réussite.