Le nouveau millénaire comporte plusieurs défis que la société humaine se doit de relever pour sortir de la situation chaotique vers la quelle se dirigent certaines communautés, situation contre laquelle des voix s'élèvent et des personnes se lèvent.
C'est pourquoi notre équipe et nos énergies doivent se renouveler et nous avons besoin sans cesse de nouveaux talents, de nouvelles imaginations. Nous avons en particulier besoin de personnes : avec une volonté sérieuse d'aider autrui et un sens très fort de la solidarité avec de l'énergie à revendre, de l'audace, de l'imagination, le goût des responsabilités ayant une disponibilité assez grande, un esprit de communauté et de fraternité. Mais il arrive la plupart des cas que ceux qui se lèvent sont confrontés sur le terrain à des situations naturelles plus ou moins difficiles.
Notre souci majeur est que les volontaires repartent entièrement satisfaits avec de bons souvenirs inoubliables.
C'est pour cela, que nous avons essayé de mettre à votre disposition ce document pour vous préparer moralement.
II- QUELQUES DEFINITIONS
1. Qu’est-ce qu’un volontaire bénévole ?
Un volontaire bénévole est une personne qui rend service sans être obligé. Cette personne s’investit physiquement et intellectuellement voire financièrement dans ce service sans rien attendre en retour.
Il le conçoit comme un don à des nécessiteux.
3. Qu’est-ce qu’un camp chantier ?
Un chantier, c’est deux à trois semaines de vie commune pendant lesquelles, des volontaires étrangers comme nationaux (filles et garçons âgés de 18 ans au moins voir 17 ans parfois) participent à la réalisation d’un projet au profit d’une communauté donnée.
Les travaux sur un chantier varient selon les besoins des localités. La participation active de tous les volontaires, une symbiose parfaite et une harmonie du groupe constituent les facteurs de la réussite du camp chantier. Un chantier, est un lieu de rencontre, d’échange culturelle et d’expérience, un lieu du savoir faire et du savoir vivre en compagnie d’autres personnes. Les travaux sur un chantier sont bénévoles, mais exigent la participation matérielle et financière de tous les volontaires qui les exécuteront. Le nombre de volontaires sur un chantier est compris entre 10 et 30 personnes et il n’y a aucune distinction de race, de religion ou de conviction politique.
Toutefois le séjour ou la durée du camp chantier est exempte de toute discussion à caractère politique.
4. Pourquoi un camp chantier ?
Il est de plus en plus facile et surtout à la mode d’aller en Afrique en tant que touriste. Passé des vacances, ça peut être sympa, mais vous ne découvrirez pas réellement l’Afrique en général et le Burkina Faso en particulier. En faisant un chantier par contre vous rentrerez directement en contact avec la population locale ; en travaillant avec eux vous aurez un bon aperçu de leur vie quotidienne ; vous irez dans des endroits où jamais vous n’auriez mis pied en tant que touriste. De plus vous finirez par vous faire des amis avec la communauté locale : l’échange n’est pas uniquement humain mais aussi culturel. Le tourisme a le plus souvent un impact mauvais (mauvais c’est trop fort, utilisons plutôt peu positif) sur la communauté locale. Bien sûr, il est source de revenu, mais ce revenu n’est pas, bien souvent redistribué aux habitants. Ce tourisme engendre parfois l’exploitation des gens et souvent, la perte des traditions et des cultures ainsi que la détérioration des paysages. En faisant un chantier, donc vivant et travaillant ensemble, on espère que les gens venant du monde entier apprendront à comprendre et à respecter les autres cultures plutôt que de les exploiter.
III- IMPACTS DES CAMPS CHANTIERS
1. Sur les volontaires
Pour un volontaire, le camp chantier lui permet d’accroître l’échelle de ses connaissances. Il lui donne de nouvelles acquisitions techniques comme culturelles. Il cultive le savoir vivre en groupe multinational et découvre ainsi de nouvelles races et cultures. Un volontaire digne de ce nom doit avoir comme premier gain, la joie et le plaisir d’avoir offert son service à une communauté qui en a besoin. Il doit être fier d’avoir aidé d’autres à améliorer leur existence. L’on peut sortir d’un camp chantier et devenir artisan, agro-forestier etc... si l’on s’applique sur les camps chantiers. Les différentes relations tissées sur les camps chantiers peuvent également prouver plus tard des surprises alternatives.
Bref, l’on ne perd rien en participant à un camp chantier ; l’on en profitera toujours.
2. Sur les bénéficiaires
Hormis quelques avantages économiques (ventes de vivres et autres aux volontaires par les populations locales) qu’ils peuvent en tirer, l’œuvre du volontariat n’est pas sans marquer ceux-ci tant sur le plan de leur mentalité, de leur vision du monde que sur le plan de leur vécu quotidien. Ainsi, au-delà du brassage culturel que le séjour des volontaires peut rendre effectif, le volontariat remodèle la pensée de la population par la mise à jour d’une tendance à accepter l’autre dans sa différence pour une grande intégration et cohésion sociale. Par ailleurs, il éveille un élan de solidarité avec en supplément l’émergence de l’esprit communautaire.
Le fait de voir des étrangers de même et de peaux différentes venir les aider, venir exécuter une mission qu’ils peuvent faire par eux-mêmes les fait réfléchir et leur donne une certaine pulsion d’éveil à exécuter certains projets après le départ des volontaires.
Pour ce faire, les volontaires doivent jouer sur la mobilisation et la participation effective des populations. Ainsi leur participation leur permettra de prendre les réalisations comme les leurs et ils en prendront soin.
Les volontaires doivent respecter les différents interdis qui existent dans les milieux. Ils doivent donc considérer leurs manières comme telles et les respecter à leur juste valeur. Les volontaires nationaux doivent inciter les étrangers à respecter les règles sociales des communautés. Les vieux doivent être absolument respectés et tous nos actes ne doivent pas être posés aux vus et aux sus de ceux-ci. Le suivi de toutes ces recommandations favorise une plus importante participation de leur part. Ils nous considéreront comme les leurs et nous les côtoierons sans hésitation. Nous devons tout mettre en œuvre pour que les populations bénéficient pleinement et efficacement des réalisations.
IV- STRATEGIE DE REALISATION DES CAMPS
1. Choix des sites et étude sur le terrain
Pour faire un projet de camp chantier dans une localité, l'association choisit certains villages au hasard un peu partout dans certaines régions économiques. Une étude du terrain s'en suit pour voir les besoins de cette localité et voir quel type de chantier serait adapté.
2. Sollicitation des communautés villageoises ou des membres de l’association
Le choix de la localité d'un chantier peut être basé soit sur la sollicitation d’un village par son chef ou ses membres du CVD (Comité Villageois du Développement), soit par les membres de l'association qui demandent à ce qu’un chantier soit effectué dans leur village avec un besoin précis pour la plupart des cas.
3. Voyages de prospection
Une fois que le site est choisi, 4 voyages au moins sont effectués par un groupe de 2 personnes au moins. Ceci entre autres pour informer les autorités villageoises, leur expliquer le projet et sa tenue probable en été, la cible visée et les acteurs du développement villageois qui seront impliqués. Et à l'approche de l'été aller confirmer la tenue du chantier, préparer le site du projet, chercher et apprêter le logement des volontaires.
4.Formation des volontaires locaux
Une réunion de formation et d'information des volontaires locaux commence à partir de début mars ou parfois plus tôt et s'effectue par quinzaine chaque deuxième dimanche du mois, et se tient vers la fin chaque dimanche. Au cours de ces réunions, certains thèmes sont débattus comme le fonctionnement et la vie sur le camp chantier, la dynamique du groupe, le conflit culturel...etc. Ceci pour les former à ce que le chantier se passe en bonne et due forme, pour éviter dans la mesure du possible certains problèmes qui peuvent exister au cours du chantier.
5. Week end ou journée de préparation
Un week end ou une journée de préparation clôture les réunions de formation et d'information des volontaires locaux, journée au cours de laquelle l'association effectue le résumé de tout ce qui a été dit durant les réunions précédentes, et leur explique l'activité qui serait exécutée sur chaque type de chantier. C'est le lieu où les volontaires locaux sont informés du chantier auquel ils auront à participer suite aux 3 choix de chantiers par ordre de préférence inscrits sur la fiche de participation au chantier.
6. Recherche de bénévoles
Du fait que notre association AJM BURKINA, n'est pas encore en relation de partenariat avec les associations d'outre mer comme (Concordia, Solidarité Jeunesse, Jeunesse et Reconstruction «FRANCE », SCI, JAVVA, Compagnons bâtisseurs «BELGIQUE »...etc.) qui envoient les volontaires à l'étranger, notre principal canal de recherche de bénévole demeure l'Internet. Et ce canal engendre beaucoup de dépense à l'association car il faut une présence quotidienne et régulière sur le net pour pouvoir convaincre et avoir une chance de trouver des bénévoles. Non seulement cette recherche fait beaucoup dépenser l'association, mais elle est pénible et décourageante du fait que sur un certain nombre d'inscriptions reçues à peine un tiers confirme en achetant le billet. Plus des deux tiers désistent après avoir passé des mois à être en contact avec eux en disant qu'ils sont désolés et certains même restent sans nouvelles. Pour raison personnelle.
Mais cette année des antennes de l’AJM BURKINA en France (Marseille, Bordeaux) sont en cours de création. Néanmoins certains anciens volontaires acceptent de servir de lien dans leur pays ou leur ville pour donner des informations utiles aux futurs volontaires, et également le projet de chantier que nous mettons à leur disposition. Parfois certains même font l'effort de rencontrer ces volontaires autour d'une table de discussion.
Par ailleurs nous envoyons un prospectus à nos anciens volontaires pour les afficher dans leur ville de résidence
7. Financement des camps chantiers
Nos chantiers sont entièrement financés par la participation financière de nos volontaires bénévoles qui sont nos premiers partenaires financiers. Mais toute la participation financière des bénévoles n’est pas dépensée au cours de l'été, car une partie sert à faire vivre et fonctionner l'association, à faire le suivi de certains projets entamés en été.
En résume, environ :
UTILISATION DETAILLEE DES FRAIS DE PARTICIPATION
Restauration………………………………………….…….…………..……….…………………… 30%
Hébergement…………………………………………………………………….…………………… 5 %
Fonctionnement de l’association……………………..……..….……………………… 30%
Gestion des chantiers…………………………………….....…………..……………………. 10%
Dons pour les projets………………………………………..………………..………………… 10%
Matériel du chantier……………………………………………………………………………… 15%
* La restauration se résume à la pension complète (petit déjeuner, déjeuné, dîné) des volontaires sur le chantier durant leur séjour. Mais nous ne nous limitons pas strictement à ce pourcentage, et nous le dépassons généralement une fois que le besoin se fait sentir. Mais il faut préciser que la ration alimentaire au Burkina, est en partie constitué de féculents avec des sauces tomates et moins de légumes. Mais pour ce qui est des fruits, le problème ne se pose pas.
* L'hébergement des volontaires se résume au logement des volontaires à la nuit de leur arrivée à Ouagadougou, au logement sur le site du chantier, au siège de l'association à Kaya. Sinon le départ pour les autre chantiers se fait à partir de Kaya (siège de l’association) pendant les Week end et pour les volontaires qui désirent rester un ou 2 jours après le chantier. Mais il arrive parfois que le village nous offre gratuitement le logement, mais néanmoins nous remercions toutefois d'une manière ou d'une autre le propriétaire de la maison pour qu'il soit encore disponible à nous accueillir une prochaine fois si l'occasion se présente de faire à nouveau un chantier dans ce village. Et aussi une partie de ses fonds sert à accommoder le logement des volontaires sur le site du chantier avant leur arrivée en changeant certains serrures par exemple, ou en arrangeant l'état des sanitaires et autres...
* Le fonctionnement de l'association
Ces frais sont utilisés pour:
Les frais administratifs : loyer du siège et du logement des volontaires, téléphone,
Internet, électricité, poste, fax, fournitures de bureau...
Le déplacement pour enquêtes et les prospections des sites de projets, pour la formation des volontaires de la session de Kaya et les afférents
Le déplacement pour les invitations aux réunions, aux renforcements de capacités des membres de l'association
Le suivi de certains projets encours et la coordination de nouveaux projets
*La gestion des chantiers
Ces frais sont relatifs :
* Dons pour Projet
Ces frais serviront:
A acheté des fournitures scolaires pour les enfants sur un chantier de soutien scolaire
A acheté des plants pour le reboisement sur un chantier de reboisement
A acheter du ciment, du gravier sable, de la peinture sur un chantier de construction…
A acheter du matériel pour le batik (tissu, t-shirt et couleur) sur un chantier artisanal
A badigeonner par exemple un bâtiment scolaire ou un dispensaire …etc sur n'importe quel type de chantier si le besoin se fait sentir et si le budget le permet.
• Matériels du chantier
Ces matériels se résument à l'achat de :
Nattes (pour dormir)
Ustensiles de cuisine (fourneaux, marmites, casseroles…)
Plats, gobelets, cuillères, fourchettes...
Matériels nécessaires pour l'activité (machette pour le reboisement, craie pour soutien scolaire, pioche, pelle pour la construction)
NB: Il faut signaler que le pourcentage des achats de matériels est décroissant sur une période avant de revenir à la normale pour pouvoir renouveler les matériels défectueux)
8.Exécution des camps chantiers
Après qu'un nombre minimal de trois (3) volontaires expatriés inscrits confirment leur participation, le projet peut être réalisé. Le groupe de volontaires locaux et d'expatriés part sur le site du chantier pour exécuter le projet pendant 3 semaines. Si le projet n'a pas atteint l'étape de finition, et s'il reste du matériel ou de l'argent pour en acheter, on le laisse à la disposition du chef du village et des membres du CVD pour le poursuivre avec le suivi de l'association. S'il manque du matériel et du financement, la finition est reportée pour un autre chantier qui sera prévu au cours de l'année ou l'été prochain.
V- VIE SUR LE CAMP CHANTIER
1. Déroulement des activités
Le groupe des volontaires bénévoles vit ensemble et travaille environ 7 heures par jour et 5 jours par semaine.
Les matinées sont principalement réservées pour l’activité proprement dite et les après midi sont consacrés pour les activités secondaires. Les mercredis et les vendredis après midi sont consacrés aux animations et loisirs enfants.
EMPLOI DU TEMPS JOURNALIER
06 H 00…………………………………………….……. REVEIL EQUIPE DE CUISINE
06H 30…………………………………..……….……… REVEIL GENERAL
07H-7h45…………………………………. PETIT DEJEUNER + LECTURE DE RAPPORT
08H00…………………………………………………… DEBUT DES ACTIVITES
11H30…………………………………………………… FIN DES ACTIVITES
12H30…………………………………………………… DEJEUNER
13H-15H………………………………………………… PAUSE
15H00…………………………………………………… REPRISE DES ACTIVITES
17H00…………………………………………………….FIN DES ACTIVITES
19h00……………………………………………………. DINER
22H00…………………………………………………….FERMERTURE DES DORTOIRES
2.Fonctionnement des groupes de corvées
Les tâches quotidiennes : achats, cuisine, vaisselle etc. sont faites à tour de rôle par les petites équipes formées à cet effet. Le groupe est scindé en 4 équipes A, B, C et D.
Voici le tableau de fonctionnement des corvées :
JOURS CUISINE MENAGE VAISSELLE EAU
Lundi A B C D
Mardi B C D A
Mercredi C D A B
Jeudi D A B C
Vendredi A B C D
Samedi B C D A
Dimanche C D A B
L’équipe de cuisine a pour tâche de préparer le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner pour le groupe durant la journée.
L’équipe de ménage se doit de débarrasser la table après le repas, mettre au propre la cuisine et les sanitaires et balayer le réfectoire (salon). Mais le balayage des dortoirs est propre à chaque membre occupant.
L’équipe de vaisselle lave les plats et les ustensiles de cuisine après chaque repas.
La plupart des maisons ne disposent pas de pompe ou de forage en leur sein. Donc l’équipe de corvée d’eau doit chercher de l’eau dans un puits à côté ou un peu plus loin pour la boisson, pour la cuisine et pour la vaisselle.
Mais chaque volontaire doit chercher de l’eau pour son bain personnel et pour sa lessive.
3.Vie relationnelle
Le volontaire est appelé à observer un certain nombre de règles pour pouvoir consolider la cohésion du groupe. Sur chaque chantier, chaque volontaire est tenu de respecter un calendrier de roulement précisant le déroulement du séjour. Nous devons oublier les conforts dans lesquels nous vivions en faveur la plupart du temps des nattes à la place du lit, des toilettes traditionnelles et des douches de fortune, des lampes tempêtes, des lampions, du matériel de cuisine de fortune, de moustiques et autres insectes nocifs. Des fois, des salles de classes servent de logement, ou bien une grande salle peut servir de salle à coucher à toute l’équipe….C’est en cela même la vie du volontaire et il n’y a rien de plus intéressant que de partager ces moments là ensemble.
Les volontaires organisent également des activités de loisirs : des randonnées sur les montagnes, dans les forêts, des soirées culturelles ou autres activités sportives.
Les volontaires sont alors appelés à apporter des jeux qu’ils en possèdent et peuvent contribuer à une bonne ambiance sur le chantier. Les activités doivent s’organiser en groupe car la vie collective est de règle. Les volontaires sont tenus d’évoluer toujours en groupe. Les différentes sorties doivent se faire en groupe ; ceci va dans l’intérêt supérieur des volontaires pour des raisons de sécurité.
Retenons que le camp chantier n’est pas un lieu de débauche. Nous savons tous que là où des hommes ou des femmes se regroupent, le sentiment bât son plein, ce qui est encore très poussé au niveau des jeunes. Alors, nous ne disons pas non aux rencontres amoureuses, mais que cela se passe dans le respect de la pudeur, c’est-à-dire des autres.
Dans nos milieux, surtout ruraux, et par rapport à notre culture, où la gérontocratie est de mise, l’on n’admettra pas de voir deux s’embrasser dans la rue dans un libertinage et surtout devant les petits ou les autorités locales. Ceci parce que la vision de la chose n’est pas la même qu’en Europe.
4. Animations et Loisirs
Pendant les chantiers l’AJM BURKINA organise une excursion et des ballades de découvertes, des activités culturelles et des rencontres des campeurs avec les populations locales. Le groupe des volontaires organise d'autres activités de loisirs à part celles organisées par l’AJM BURKINA pour le groupe (l'anniversaire de l'un des volontaires par exemple…).
Une journée de vie en famille est organisée et ceux qui le désirent seront placés dans des familles où ils passeront toute une journée pour s'imprégner encore plus de la vie dans les familles. Des débats et discussions sur divers sujets sont organisés par les participants. Tour à tour, il est organisé des soirées africaines européennes et autres selon les nationalités sur les chantiers pendant lesquelles les volontaires peuvent préparer des repas de leurs pays, diriger des discussions sur la vie dans leurs pays.
Une excursion collective est effectuée par le groupe un week end sur les trois, excursion qui demande la participation de tous les volontaires. Mais compte tenu du niveau de vie des volontaires locaux, la participation des volontaires expatriés est supérieure à celle des volontaires locaux et nous prions aux volontaires expatriés de bien vouloir l’accepter.
VI- PROBLEMES ET DIFFICULTES RENCONTRES ET EVENTUELS
SUR LES CAMPS CHANTIERS
1. Problème de langue vernaculaire
Vous remarquerez tout le long du séjour que les volontaires locaux parleront souvent à côté de vous leur langue vernaculaire « Mooré » entre eux quoiqu’on ait eu à le leur interdire. Parfois ça laisse croire qu’ils parlent de vous ou qu’ils parlent pour que vous ne compreniez ce qu’ils disent. Nous vous rassurons que la plupart du temps ce n’est pas ça, mais plutôt une habitude naturelle qu’ils ont à parler « Mooré » entre eux même à l’école. C’est un problème crucial qui peut causer de l’isolement des volontaires expatriés. Nous vous prierons qu’une fois que vous serez face à cette situation, de ne pas vous sentir exclus, mais cherchez plutôt en inverser la tendance en leur parlant le français. Et vite fait, ils se rappelleront qu’ils sont en erreur.
2. Vol
Ils arrivent parfois que les volontaires expatriés soient victimes de vol (argent, objets…) sur le site de leur logement au chantier. La plupart des cas, ce sont les enfants ou les personnes extérieures qui ne sont pas membres de l’association qui viennent au réfectoire, que vous laisser entrer dans vos dortoirs. Nous vous prierons de prendre soin de vos objets de valeur en les mettant dans vos sacs et en les fermant à clé, de ne pas les laisser traîner partout.
Vous pourriez avant de partir au chantier, laisser vos objets de valeur (passeport, liquidité excédentaire, carte de crédit…) à la disposition du bureau exécutif après avoir fait l’inventaire. Vous pourriez librement circuler avec la photocopie de votre passeport en plus d’une carte de volontaire que l’association vous établira.
3. Problème d’intégration
Il y a certaines dynamiques de groupe qui se reproduisent souvent sur un chantier. Les volontaires arrivent individuellement, c’est parfois la première fois qu’ils partent à l’étranger et qu’ils sont volontaires sur un chantier international .Ils peuvent aussi ne pas être habitués à s’exprimer dans une langue étrangère .Il est donc normal qu’ils soient un peu anxieux, réservés, inquiets, ou même méfiant à l’égard de ce qui se passe. Dans ce cas, il faut chercher à discuter avec l’animateur du chantier ou les autres volontaires etc.…. Au bout de quelques jours, suite à la communication qui s’établit entre les membres du groupe et aux activités conjointes (travailler et vivre ensemble), les individus se sentiront membre d’un groupe .Le groupe du chantier développe alors sa propre identité, à laquelle chaque volontaire contribue. C’est un aspect essentiel du travail volontaire que de dépasser son égoïsme, de respecter les opinions, les pôles d’intérêt et les besoins des autres, et d’agir au profit d’une communauté ou d’une société en général. Toute une série de jeux a été créée dans le but de réchauffer l’atmosphère. Ces jeux aident les membres du groupe à faire une connaissance afin que le sentiment initial d’être un étranger dans un groupe ne dure pas. Normalement, à la fin de la première semaine, les membres du groupe se connaissent tous, ils agissent en tant que groupe et s’y sentent bien.
4. Consommation de cannabis
La consommation de cannabis est mal vue au Burkina, et est interdite par la juridiction Burkinabè. Toute personne trouvée avec en sa possession du cannabis est passible d’une sanction pénale. De la même façon, la consommation de cigarette est aussi mal vue mais n’est pas du tout interdite par la loi. Et cette conception de la chose fait surtout que les jeunes ou les mineurs qui fument sont considérés comme des voyous. C’est pour cela que nous prierons aux fumeurs de ne pas fumer devant les enfants et les vieux.
5. Difficultés d’adaptation / isolement :
Il existe certaines tendances qui peuvent empêcher le développement positif d’une vie de groupe harmonieuse. Il peut y avoir des individus isolés. Ce peut être le cas d’une personne qui n’est pas habituée à avoir une vie sociale intense, ou qui a des problèmes de langue, ou un handicap qui l’empêche de bien communiquer avec les membres du groupe. Le cas peut aussi se présenter qu’une personne un peu différente des autres (en raison de son milieu social, culturel ou politique) soit laissée à l’écart ou peu aimée.
Le but quasiment de toutes les organisations de volontariat est de travailler à la compréhension internationale et le respect mutuel. Cette personne doit faire un effort de trouver un pôle d’intérêt commun entre lui et le reste du groupe et intégrer des activités en conséquence. Etant donné que le travail tend à être organisé en petits sous-groupes, il y a là un bon moyen d’être mélangé aux gens.
6. Sous-groupes :
Un autre problème fréquemment rencontré sur un chantier provient du fait qu’une nationalité domine, ou que les membres se séparent par groupe de langue, autrement dit un sous-groupe fixe. Comme il est bien sûr toujours plus facile de parler avec des gens qui vous ressemblent (qui viennent du même milieu culturel et parlent la même langue), le chantier peut se scinder en différents groupes espagnol, belge, français, Burkinabè, allemand et anglais.
Ce n’est pas négatif tant que ces groupes ont aussi une volonté de communiquer avec les membres des autres nationalités.
Chacun doit alors faire un effort d’approcher les volontaires d’une autre nationalité
7. Conflits
Partout où des personnes différents se rencontre, des conflits peuvent naître en raison des différences d’intérêt, manière de voir les choses, de motivations et d’espérances si l’on considère la complexité d’un groupe de 30 personnes (venant des quatre coins du monde), on se rend compte du grand potentiel conflictuel que cela peut représenter. Si des personnes différentes ont des opinions différentes sur des choses comme l’organisation du travail ou des loisirs, tout le monde doit exprimer ses idées et ses sentiments et proposer des intérêts des parties en conflit. Il ne faut pas avoir peur des conflits, ni les éviter. Un conflit ouvert vaut mieux qu’un conflit caché, car il donne une chance au groupe de trouver une solution, et d’améliorer la situation qui a permis au conflit de se développer. Cependant, il est clair qu’un chantier n’est pas une rencontre ou un lieu pour séances de psychanalyse. Dans un groupe qui n’est rassemblé que pour trois semaines, il ne faut pas oublier les limites posées par la durée du séjour, et il est souvent mieux de garder à l’esprit l’objectif du bon fonctionnement du chantier et la réalisation de ses objectifs.
8. Préjugés envers différentes nationalités :
Les préjugés influent sur la façon de penser et le comportement des gens. Il se peut que certains volontaires expriment directement leurs préjugés, d’autres, bien qu’ils en aient, refuseront de les admettre. Surmonter les préjugés est le but des organisations et de volontariat international. Il peut y avoir des caractéristiques nationales dues à des styles de cultures, de religion ou d’éducation. Il faut cependant étudier pendant longtemps des cas concrets avant de tirer des conclusions générales (et non l’inverse).
Et même, les caractéristiques nationales ne sont pas stables, elles changent avec les évolutions sociales et économiques, qui ont une influence sur la structure des comportements des attitudes et des activités. Le meilleur moyen de surmonter les préjugés est d’en prendre consciences, d’essayer de communiquer le plus possible et de coopérer sur la base d’intérêts communs. Il faut donc trouver des intérêts communs sur un chantier, et en faire l’objet d’une communication réciproque.
9. Différences de concepts moraux :
De la différence des cultures découlent des différences dans les concepts moraux, ou dans les attitudes par rapport aux rôles de l’homme et de la femme dans la société.
Cela peut donc poser des problèmes lorsque des personnes venant de pays ou de milieux différents se rencontrent. Il est important de respecter toutes les normes et toutes les valeurs, et de ne pas penser que telle ou telle manière de faire et de penser est supérieure à une autre. Il faut comprendre les systèmes de valeurs en observant les sociétés d’où les gens viennent. En l’espace de trois semaines, personne ne peut attendre de qui que ce soit de laisser tomber tout ce qu’il a appris et vécu chez lui jusqu’à ce jour. Mais on peut bien sûr apprendre beaucoup sur un chantier, parce qu’on peut observer des attitudes et des manières différentes d’aborder les choses.
10. Choc culturel :
Une personne qui voyage à l’étranger peut souffrir d’un choc culturel. Cela peut par exemple arriver à des volontaires africains qui vont en Europe, ou à des volontaires européens qui voyagent en Afrique, etc… Un choc culturel survient lorsqu’une personne non préparée se trouve soudainement environnée par une population et une culture complètement différentes de celles auxquelles elle est habituée. Cela commence par les choses quotidiennes telles que les repas, le climat, la langue, les expressions non verbales, le fait de dormir par terre, les transports (autobus surpeuplés), la différence de végétation, les insectes (mouches, fourmis, etc..). Si toutes ces petites choses s’accumulent, la personne peut réagir physiquement et psychologiquement à leur encontre. Les symptômes d’un choc culturel, qui se développe normalement sur une durée de temps plus longue que celle d’un chantier, sont les suivants : Il y a au début une période d’enthousiasme et d’euphorie. La personne communique intensément avec les gens du pays ou de sa propre nationalité, goûte les plats locaux, visite de nombreux endroits. Son attitude envers le pays qu’elle visite est extrêmement favorable, elle peut même affirmer que tout y est mieux que dans son propre pays. Cette phase d’enthousiasme est suivie d’une longue période de déprime et de frustration. La personne recherche alors le contact des gens de son pays d’origine, semble introvertie, solitaire, isolée. Elle commence à avoir des préjugés contre le pays où elle se trouve, et son opinion générale à l’égard de ce dernier et de sa population peut être négative et agressive.
Symptômes présentés généralement par les personnes atteintes du choc culturel
Mal du pays
Irritabilité, colère
Ennui, goût de rien
Isolement, ou contacts seulement avec les expatriés
Hostilité envers les habitants et la culture du pays d’adoption (langue, musique, coutumes)
Fierté exagérée de sa culture
Sommeil excessif et surconsommation alimentaire
Refus de s’intégrer à la communauté
Tension et conflits dans le milieu
Dépression, crises de larmes inexplicables
Maux d’ordre physique (psychosomatiques)
Les organisations de volontariat qui organisent des échanges avec des pays étrangers, des responsables de chantiers et des volontaires doivent connaître ce risque et ce phénomène assez fréquent de choc culturel. Il est évident qu’une personne qui en souffre ne soit pas en mesure de développer un esprit de compréhension internationale et de respect mutuel.
On peut éviter un choc culturel ou en limiter les effets en se préparant intensément (En se renseignant sur le pays que l’on va visiter, en rencontrant des personnes originaires de ce pays, etc..) et en se familiarisant peu à peu à cette nouvelle culture.
Ainsi, un volontaire Africain qui arrive en France pourrait d’abord vivre quelques jours avec des Africains qui vivent en France. IL restera environné par des expressions culturelles auxquelles il est habitué, et pourra en même temps s’initier à la façon de vivre des français. En outre, les Africains qui vivent en France peuvent aider à comprendre certaines habitudes inconnues ou étranges. Et au bout de quelque temps, le volontaire pourra partir sur un chantier.
Un choc culturel peut facilement se produire lorsqu’un volontaire est emmené de l’aéroport à son lieu de son premier logement, à un village d’une zone rurale où les conditions de vie sont considérées difficiles même par la population urbaine du pays. Il est très important de communiquer, le meilleur moyen d’aider un étranger à s’intégrer à un groupe est d’avoir de bonnes relations avec lui, de parler de ses difficultés et de développer une amitié. Etant donné qu’un choc culturel peut se produire au cours d’un chantier, ce cadre peut être l’un des meilleurs moyens de se familiariser avec un pays inconnu car il offre la possibilité de s’y faire des amis.
NB : Il faut noter aussi que certains volontaires font face à un nouveau choc culturel au retour dans leur pays
11. Compréhension interculturelle :
La plupart des organisations de volontariat existantes ont été fondées après une guerre, en réaction aux combats, à l’hostilité et à la destruction. L’idée était que si des gens venant de pays différents vivaient et travaillaient ensemble au bénéfice d’un intérêt communautaire, cela contribuerait à la compréhension internationale. On espérait qu’en étant amené à mieux se connaître, on pourrait faire diminuer les préjugés, et les « images d’ennemis » disparaîtraient. A long terme, cette évolution contribuerait à la paix et à la compréhension mutuelle entre les nations. Bien sûr, il ne faut pas en espérer trop sur un chantier qui dure trois semaines.
La compréhension interculturelle signifie que, grâce à la possibilité de vivre et de travailler ensemble, des personnes des cultures différentes communiquent entre elles (par l’intermédiaire d’une langue commune ou en travaillant ensemble), et peuvent en apprendre plus les unes sur les autres. Ainsi, les volontaires apprennent d’abord sur eux-mêmes, car ils deviennent conscients du fait qu’ils ont certaines façons d’approcher les choses qui ne sont pas remises en questions dans leurs pays mais qui semblent étranges à des personnes d’autres nationalités, et ils apprennent aussi à connaître les autres.
Le respect réciproque des différences est très important. En discutant avec des gens qui viennent de sociétés différentes, on peut acquérir une vision internationale des choses.
En travaillant avec eux, on fait les premiers pas vers une coopération internationale. On apprend à comprendre et à apprécier quelqu’un d’un autre pays en discutant avec lui et en s’identifiant à lui. Travailler ensemble sur un projet, en tant que groupe international, montre qu’il est possible de trouver des solutions communes, à des problèmes avec des objectifs communs.
VII- PISTE DE SOLUTION POUR ATTENUER LES EFFETS DE CHOC
CULTUREL ET DE DIFFERENCE CULTURELLE
Admettre ces effets, et considérer qu’il s’agit d’une réaction normale qui peut toucher tout le monde
Avoir des attentes positives et réalistes
Eviter d’idéaliser la vie dans son pays
Ne pas abuser de l’isolement et s’intégrer progressivement dans les activités de l’association et du milieu
Communiquer avec les gens du pays d’accueil et les volontaires locaux
Respecter les autres, leur culture comme ils respectent la nôtre
Garder contact avec ses amis et parents
Mettre son expérience et ses réflexions sur papier
Faire le point sur ses objectifs de départ
Avoir le sens de l’humour
Il faut souligner que le choc culturel n’a pas que des mauvais côtés, il ne doit pas être perçu nécessairement comme un échec. Il nous pousse à réfléchir et à nous auto évaluer et, en ce sens, offre une occasion unique d’apprendre. Il nous oblige à réévaluer nos relations personnelles, à envisager de nouvelles attitudes et comportements. Bref, il offre un enseignement auquel n’ont pas accès les personnes isolées sur le plan culturel.
VIII- ATTENTES DE L’AJM BURKINA AUPRES DES BENEVOLES
EXPATRIES AVANT, AU COURS ET APRES LEUR SEJOUR
1. Avant l’arrivée
Les attentes de l’AJM BURKINA sont que les volontaires peuvent nous ramener des matériels, puissent négocier des dons auprès des entreprises pour faciliter la bonne marche de nos activités et le bon fonctionnement de notre association.
Voici ci-dessous quelques éléments :
* Fournitures scolaires (cahiers, stylos………………..)
* Préservatifs (pour des campagnes de sensibilisation SIDA)
* Vêtements
* Article de sport (ballon, maillot, ….)
* Anciens téléphones portables
* Anciens PC portables si possible
* Matériels informatiques (unités centrales, cartes mères, disques durs, lecteurs de
CD-ROM, cartes mémoires, imprimantes…)
* Caméra, appareil photo numérique, clés USB…
* Et autres………
2. Au cours du séjour
Nous aimerions que :
♦ Les volontaires fassent un effort d’accepter les conditions dans lesquelles ils se trouvent, même si elles semblent difficiles et sont largement différents de celles qu’ils en ont l’habitude.
♦ Les volontaires fassent du projet pour laquelle ils sont là une priorité.
♦ Les volontaires puissent inscrire leur nom dans le « livre d’or » de l’AJM BURKINA en faisant des dons en liquidités pour terminer les projets en cours ou de futurs projets.
♦ Les volontaires puissent parrainer un enfant durant leur séjour ou le fasse parrainer par une autre à son retour.
3. Après leur séjour
Le souhait de l’AJM BURKINA est qu’une fois de retour dans leur ville ou pays respectif, les volontaires n’oublient pas l’association et que leur désir d’aider autrui par le biais de cette dernière ne se limite pas à leur séjour au Burkina.
Notre joie serait grande une fois qu’un volontaire arrive :
A jumeler une école togolaise avec une de son pays ou de sa ville
A nous trouver une association partenaire
A continuer par faire la promotion de notre association par les affiches ou sur le net
A nous trouver de nouveaux volontaires pour des missions avec l’AJM BURKINA
A assurer le lien de notre association dans sa ville, en témoignant, en fournissant et en donnant des informations utiles aux nouveaux volontaires
A créer des blogs ou des sites avec des photos sur les missions au sein de l’AJM BURKINA pour servir de témoignage
A nous trouver des financements pour nos projets auprès des organisations qui œuvrent dans le volontariat international ou parfois auprès des particuliers désireux de mettre une partie de leurs biens au service de la cause humanitaire.
A nous créer une antenne de notre association dans sa ville ou dans son pays …
A organiser un appel de fonds par une exposition photo de nos activités, ou par une soirée en faveur de l’AJM BURKINA
A continuer par nous récolter des choses pour notre association
IX- CONCLUSION
Pour conclure, nous vous remercions de nous avoir fait confiance, d’avoir choisi notre association pour atteindre l’un de vos objectifs en venant en aide à une communauté qui ressent le besoin.
Pour être volontaire, l’on doit être en mesure d’accepter l’autre tel qu’il est, de se dépouiller de tout complexe.
Cette vie de cohabitation avec soit des étrangers, soit avec des populations locales avec leurs us et coutumes, est certes très difficile, mais l’on doit dépasser ces difficultés pour faire asseoir une bonne ambiance donc une cohésion totale. Chaque volontaire doit œuvrer pour la réalisation du premier objectif qui est le travail à accomplir. La solidarité et l’esprit d’équipe doivent prévaloir.
Les objectifs personnels et diffus doivent être relégués au second plan. Tous les volontaires doivent être satisfaits du déroulement du camp à la fin du séjour, c’est en cela la réussite du camp et cela dépend du bon sens que chaque participant y met.
Soyez en sûr, avec l’AJM BURKINA, toute action que vous aurez menée ne serait pas inutile, on saura le pérenniser.
Comprenons que le leitmotiv du groupe doit être « l’objectif général d’abord ».
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