SANTÉ SEXUELLE ET DE LA REPRODUCTION
Pour une meilleure prise en charge
Dans le cadre de la promotion de la santé sexuelle et reproductive des adolescentes, un atelier de restitution des résultats de l'évaluation du projet "Renforcement des services sociaux et sanitaires pour satisfaire les besoins en santé sexuelle et de la reproduction des adolescentes" s'est tenu le 25 mai 2004 au centre de formation et de perfectionnement en travail social.
La population mondiale est à moitié jeune. 50% a moins de 25 ans. Plus d'un milliard de ces jeunes est âgé de moins de 18 ans, selon les informations données par la représentante de l'UNFPA (Fonds des Nations unies pour la population) Généviève S.L.-AH.Sue dans son discours à l'ouverture de l'atelier. Cette frange jeune essentiellement des filles est confrontée à de nombreux défis : quatre années d'éducation de moins que les garçons ; seulement 17% des adolescentes savent ce que c'est que le planning familial ou utilisent des moyens de contraception. La majorité des cas de grossesses à risques concernent les adolescentes de moins de 18 ans. On ne parle pas de l'infection à VIH/Sida. Notre pays n'échappe pas à ces maux. Le projet renforcement des services sociaux et sanitaires pour satisfaire les besoins en santé sexuelle et de la reproduction des adolescentes (projet UNF BK/05/01/11), mis en œuvre par le ministère de l'Action sociale et de la Solidarité nationale et l'UNFPA, financé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a pour but de contribuer au renforcement des droits de participation, de développement, et d'améliorer la qualité de la vie des adolescentes. Le projet est intervenu principalement en milieu rural : dans quatre villages et deux villes des provinces du Bazèga et du Gourma. Les activités ont été conçues autour de cinq axes stratégiques dont les deux pertinents sont : la création d'un environnement favorable à la promotion des droits de la santé de la reproduction des adolescentes mariées et non mariées (population cible primaire), la communication pour le changement de comportement en santé sexuelle et de la reproduction à travers une approche par les pairs. L'évaluation thématique a porté essentiellement sur deux thèmes : la mobilisation communautaire et la participation des adolescentes. Elle s'est étalée sur 18 mois et a permis d'identifier des impacts significatifs sur les catégories cibles tels l'utilisation des méthodes contraceptives, l'influence accrue des adolescentes mariées dans la prise de décision au niveau du couple et de la famille, l'accroissement de leur mobilité. Le ministre de l'Action sociale et de la Solidarité nationale, Mme Mariam Lamizana, n'a pas manqué dans son discours d'ouverture de l'atelier de relever bien d'autres acquis de ce projet qui sont entre autres :
le renforcement des services sociaux et sanitaires par des travaux de réfection et d'équipement ;
une amélioration des connaissances sur les besoins en matière de santé sexuelle et reproductive des adolescentes ;
le renforcement des compétences de vie des adolescentes par la formation et la "pair éducation" l'éducation par les pairs. Cet atelier de restitution des résultats a donc eu pour objectif principal de valider le rapport des consultants, toute chose qui contribuera à "une meilleure appréciation de la relation entre la mobilisation communautaire et la participation des adolescentes dans le projet" pour reprendre les termes de Mme le ministre Mariam Lamizana. En somme, une meilleure connaissance du processus de mobilisation communautaire utilisé par le projet du Burkina et l'impact sur la vie des adolescentes dans la zone couverte ont été les résultats qu'on attendait de l'atelier.
SANTÉ SEXUELLE ET DE LA REPRODUCTION
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